vendredi 14 mars 2014

Salon du Livre 2014 - ARGENTINA





Les éditions L’Oreille du Loup seront au
Salon du Livre 2014
sur le stand Ile de France
D80
du 20 au 24 mars


Avec nos deux poètes Argentins

Lila Zemborain pour Déchiré / Rasgado
Traduction de Sarah T. Reyna
ISBN 978-2-917290-37-8, 123 pages 10 €

Leopoldo Castilla pour Le voleur de tombes/El ladrón de tumbas
Traduction Stéphane Chaumet
ISBN 978-2-917290-17-0, 110 pages, 10 €

Vous pourrez y découvrir aussi nos 7 nouveaux titres :

Registre des ombres/Registro de las sombras de Yekta (France)
Traduction Montoya Myriam
ISBN 978-2-917290-38-5, 65 pages, 10 €

Le hachoir invisible de Jangbu (Tibet) Avec 10 dessins de Jangbu
Traduction de Françoise Robin et Elise Mandine
ISBN 978-2-917290-34-7, 96 pages, 10 €

Dans le prochain monde/En el próximo mundo de Mario Campaña (Equateur)
Traduction Alhau Max
ISBN 978-2917290-35-4, 133 pages, 10 €

Un autre Chemin/Otro camino de María Mercedes Carranza (Colombie)
Traduction de Brigitte Le Brun Vanhove et Margarita Contreras
ISBN 978-2-917290-40-8, 111 pages, 10 €

La solitude de l’abeille/Die Einsamkeit der biene de Tzveta Sofronieva (Bulgarie)
Traduction de Jean Portante
ISBN 978-2-917290-36-1, 135 pages, 10 €

L’étoile noire de l’animal/La estrella negra del animal de José Alberto Velarde (Pérou)
Traduction de José Alberto Velarde
ISBN 978-2-917290-39-2, 76 pages, 10 €

Déchiré / Rasgado de Lila Zemborain (Argentine)
Traduction de Sarah T. Reyna
ISBN 978-2-917290-37-8 , 123 pages, 10 €

Autres titres à découvrir :


Territoire de la peur/Territorio del miedo de Leopoldo María Panero (Espagne)
Traduction Stéphane Chaumet
ISBN 978-2-917290-28-6, 130 pages, 10 €


 
Requiem / Réquiem de Lêdo Ivo (Brésil)
Traduction de Philippe Chéron
ISBN 978-2-917290-31-6, 68 pages, 10 €

Ce qu’il faut dire a des fissures / Lo que hay que decir tiene grietas
de Tatiana Oroño (Uruguay)
Traduction de Madeleine Stratford
ISBN 978-2-917290-32-3, 122 pages, 10 €

L’art de siroter le café arabe / El arte de saborear el café árabe
de Rachid Boudjedra (Algérie) Traduction de l’arabe par Rachid Boudjedra/Avec la version en espagnol de Myriam Montoya
ISBN 978-2-917290-33-0, 90 pages, 10 €


lundi 10 mars 2014

Leopoldo María Panero




Leopoldo María Panero est mort le 5 mars 2014.
L'Oreille du Loup avait publié une anthologie bilingue
de sa poésie Territoire de la peur / Territorio del miedo 
traduit par Stéphane Chaumet.



REQUIEM POUR UN POÈTE

(Death’s door. Suggéré par un dessin de Blake)


Qu’est-ce que mon âme, tu demandes
à une image attachée.
C’est un dieu dans l’ombre
priant l’ombre.
C’est peut-être un esclave
léchant avec sa langue les restes de la vie.
La corde qu’au cou
nous portions attachée se détache facilement,
parce qu’elle n’est qu’illusion, la même chose que la vie,
que la douleur et la mort et le rêve d’argent.
Seule la vieillesse disent-ils répond à ta question.
Une peau ridée et un homme qui a honte
de se regarder dans le miroir assoiffé.
Un jour je mourrai. Un jour je serai seul,
chevauchant un élan dans la rue, et l’air
sera pour mes yeux le signal de la fuite.
Déjà mes mains ne seront plus mes mains,
ni un seul bon souvenir
ne me liera plus désormais à la vie.
Je verrai passer un enfant sur le trottoir de l’effroi
et je lui demanderai mon nom si demain je renais.


RÉQUIEM POR UN POETA

(Death’s door. Sugerido por un dibujo de Blake)


Qué es mi alma, preguntas
a una imagen atado.
Es un dios en la sombra
rezándole a la sombra.
Es quizá un esclavo
lamiendo con su lengua las sobras de la vida.
La soga que en el cuello
llevábamos atada fácil es desatarla,
por cuanto es ilusión sólo, lo mismo que la vida,
que el dolor y la muerte y el sueño del dinero.
La vejez dicen sólo responde a tu pregunta.
Una piel arrugada y un hombre al que avergüenza
mirarse al sediento espejo.
Un día moriré. Un día estaré solo,
un alce cabalgando en la calle, y el aire
será para mis ojos la señal de la huida.
Ya no serán mis manos,
ni un solo buen recuerdo
a la vida me ligará ya entonces.
Veré pasar un niño por la acera de espanto
y le preguntaré mi nombre si mañana renazco.
 







dimanche 24 novembre 2013

Mario Campaña et Yekta à la MAL





Mario Campaña est né en 1959 à Guayaquil (Equateur), il a vécu au Mexique, en Ecosse, en France et aux Etats-Unis. Il habite depuis 1992 à Barcelone où il dirige la revue Guaraguao. Il a publié sept livres de poésie dont Cuadernos de Godric, Días largos, Aires de Ellicott City, En el proximo mundo, les biographies de Quevedo et Baudelaire (Juego sin triunfos), des essais (Necesidad de América, Linaje de malditos, de Sade a Jim Morrison), des nouvelles (Avant ils arrivaient en train, MEET), une anthologie de poètes latino-américaines d’aujourd’hui (Casa de luciérnagas) et traduit en espagnol Pour un tombeau d’Anatole de Stéphane Mallarmé. L'Oreille du Loup a publié en 2007 Demeure lointaine et en 2013 Dans le prochain monde, traduits par Max Alhau.



DANS LE PROCHAIN MONDE
1
Sans éclat, le monde commence, muet.
Un trou calciné.
Un monde crasseux étranger
S’interrogeant sur une renaissance souhaitée et ouverte
L’ample accord dissonant
De la maison qui crépite.

Et seul un animal haletant guette
Dans la rue, la maison, le cœur.
Seul l’étrange sur sa toile
File toujours des fibres neuves,
Avec sa timide avidité, il retranche
Et tâte des endroits rudes, à la croûte rugueuse.

Derrière l’intimité bâtarde, une matière pleine.
Métal translucide qui naît de nuits sans routine
Qu’une chair secrète cuit dans son va et vient.

Et dans ce sein étranger croît le plus rapide des réveils,
L’angoisse d’une âme vagabonde éblouie
Par ces pas ignorés,
Passages inconnus entrouverts.
[...]