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mardi 16 février 2010

lecture à la librairie El Salón del Libro


La nouvelle librairie El Salón del Libro
et L’Oreille du Loup
vous invitent à une rencontre lecture

Jeudi 18 février à 18h30
avec les poètes
Véronika Zondek (Chili)
Myriam Montoya (Colombie)
Eduardo García Aguilar (Colombie)
Rodrigo Malmsten (Argentine)
Stéphane Chaumet (France)

à librairie El Salón del libro
21 rue des Fossés Saint-Jacques. 75005 Paris
(Place de l’Estrapade) RER Luxembourg
http://www.ameriquelatine.msh-paris.fr/

mardi 1 décembre 2009

Rencontre avec Ma Desheng et Stéphane Chaumet

ARTS ET JALONS
vous invite à la présentation de
Ma Desheng
et
Stéphane Chaumet par Eduardo Garcia Aguilar


le 19 décembre 2009 à 14 h 30
Au Centre Pierre Cochereau (près de la Mairie de Saint-Mandé)
2 avenue Gambetta - 94160 St Mandé
Métro : St Mandé Tourelle / Bus : 86, 56

mercredi 9 septembre 2009

lundi 14 janvier 2008

L’Oreille du Loup sera présent au Salon international du livre de Paris du 14 au 19 mars 2008, sur le stand de la Région Ile de France

avec Tsjêbbe Hettinga (Pays-Bas) pour De mer et d'au-delà
Christian Uetz (Suisse) pour Constellation en fugue
José Angel Leyva (Mexique) pour Catulle en exil
Stéphane Chaumet (France) pour Urbaines miniatures
aux éditions L'Oreille du Loup


Nos prochaines rencontres:Le vendredi 9 novembre 2007 à 18h30 à la Maison de l'Amérique Latine:
Avec la participation de l’ambassade du Venezuela à Paris
et les éditions El Perro y la Rana (Caracas)
lectures bilingues avec les poètes : Amina Saïd, Myriam Montoya, François Migeot, Stéphane Chaumet
En compagnie de la guitariste Elodie Bouny
Le 24 janvier 2008 à 19h00 au Pen Club de Paris:Lectures bilingues des poètes Mario Campaña, Stéphane Chaumet et Eduardo Garcia Aguilar

Le 1er février 2008 à 18h30 à la La Maison de l'Amérique Latine:
Avec la participation de l'ambassade de l'Equateur à Paris
Lectures bilingues des poètes Mario Campaña, Stéphane Chaumet et Eduardo Garcia Aguilar
Sur des manipulations sonores improvisées au violoncelle par Jean-Marc Wadel

***





A écouter:
Eduardo Garcia Aguilar, entretien sur RFI



A lire:
Stéphane Chaumet, dans la revue mexicaine Alforja

Sur le livre de Mario Campaña (en espagnol)

mercredi 17 octobre 2007

Temps de Crabes


LÉGERS GRINCEMENTS

Inutile d’ouvrir les rideaux de fer :
personne n’a la force de contrecarrer la loi de l’existence.
Avec peine l’un de nous soulèvera un léger grincement
à la toile d’araignée qui nous attache pour toujours.
Les limites furent ordonnées par un être froid
et implacable qui gît dans notre corps
et dans les après-midi de sieste nous ne le percevons pas :
il est là palpitant sous la peau qu’un jour on nous a peinte.

TEMPS DE CRABES

Le temps fut une invention de crabes étrange épiphanie de loirs ailés :
dans les siècles apparaît un éternel présent d’animaux antédiluviens
comme si une épaisse couche de fougères entravait pour toujours le mécanisme.
Fuis à la fin des heures et pénètre dans la mémoire
de ceux qui une fois t’ont possédé.
Tout fut seulement l’animal qui nous unit la morsure l’égratignure
de la mort infectieuse :
Dans tes larmes dans mon désir obscur dans les draps blessés
se voyaient les ongles d’un Zeppelin récemment abattu
ou la toile d’araignée d’une horloge avec des yeux et des veines.
Fuis sans regarder derrière et n’invoque pas l’usure
ne pleure pas dans des villes étrangères dans des escaliers délabrés :
sur une étrange planète s’entassent les voix des amants
les radios pas cher qui crachaient des mélodies démodées…
Un à un les matelas furent vendus à des entrepôts
et notre inquiétude d’amants secrets fut échangée pour des clous.
Toutes les avenues pleines d’huile et de plomb ont vu ces jours-ci
passer la marche funèbre des foudroyés à contretemps.
Les tombes dans tous les cimetières ne satisfont pas les pressés
qui nous ont vu courir main dans la main dans une sale ruelle.
Ici les papillons ont changé leur direction vers des précipices
et la poussière se lève des collines où nous jouons
entre azalées et chrysanthèmes de feu.
Dans les stations d’autobus dans les aéroports où tu arrives
caresse les murs que des égyptiens viennent de polir
écoute les coups de tampons sur les visas inutiles.
Dans ces rues quelque chose comme une odeur de toi toujours inquiète
les employés des boulangeries.